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Un sourire pour se prémunir…

Aujourd’hui, je me sentais comme un lion en cage. Beaucoup de projets, d’opportunités, beaucoup de trucs à gérer… Le hamster s’pine du d’sour comme qui disent! Coup de barre en après midi, je décide de faire de la méditation et ou une sieste, chu pas trop sûre… Je pars ma méditation de 30 minutes. Je ne me rappelle pas de tous les bouts 😉 Ça m’aide à me donner de l’énergie pour travailler jusqu’à 18h. 
J’ai pas full faim, je me fais à manger. Ma journée bouffe est un peu étrange aujourd’hui. Craving de sucre… Des bons sucres (fruits principalement) mais quand même… Je me sens comme une patate. Je tourne encore en rond…

Je mets mon kit d’entraînement, mes running shoes et je sors dehors pour bouger… Je ne sais pas si je vais marcher, si je vais courir, jusqu’où je vais aller ni combien de temps je vais faire. Je m’en fous un peu. Je me mets simplement à courir juste pour le plaisir de me bouger les fesses un peu.

Je prends un nouveau chemin, là où y’a plus de monde que d’habitude… Je passe dans le quartier résidentiel. J’ai peur de me faire crier « cours la grosse! » Bizarre hein? Les blessures émotionnelles, ça part pas instantanément même si t’es proche d’être en bas de 170 et que tu as perdu presque la moitié de toi-même… Je me prépare des ripostes mentales mais je feel tout croche pareil…

Je continue de courir au son de ma musique. I’m walking on sunshine wohoho… 😉 Et tout ce que je vois sur mon passage, ce sont des piétons, des cyclistes, des gens qui veillent sur leur perron, d’autres coureurs qui me saluent tous au passage et me renvoient un sourire… Sans m’en rendre compte, j’ai le sourire fendu jusqu’aux oreilles…

Mon sourire a toujours été ma meilleure défense contre les bêtises. Comment insulter quelqu’un qui te sourit?

Mais ce sourire ce soir, 26 degrés humidex 29, je me le suis fait à moi-même. J’ai pas battu de record, je suis loin d’avoir couru un marathon, mais j’ai bougé, j’ai laissé sortir le hamster, je me sens détendue, relaxe, prête à chiller et à lire dans mon lit entourée de mes chats et de mon amoureux quand il va revenir du baseball avec fiston.

Il ne s’est rien passé ce soir. Y’a personne qui m’a crié des bêtises. Ça m’est arrivé juste une fois. J’avais 18 ans, à Montréal. Cette unique et blessante fois. Mais la femme accomplie d’aujourd’hui ne se laissera pas atteindre comme la fille de 18 ans que j’ai été. Je suis fière, je suis forte, je suis l’unique responsable de ma transformation.

Je suis moi… AVEC UN GRAND SOURIRE!! 😀

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