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Pourquoi ? Mon histoire… Le début d’une aventure

(Note de Mélanie: voici le tout premier texte que j’ai écrit neuf jours après le début de mon processus de transformation. J’ai tenu à vous le remettre ici pour vous montrer dans quel état d’esprit je me trouvais et je l’ai même daté exactement comme il l’était. Je suis fort impressionnée du chemin parcouru depuis. N’hésitez pas à écrire sur votre cheminement vous aussi et vous relire par la suite, c’est fort motivant de réaliser tout ce chemin parcouru!)

Quel est mon pourquoi? Qu’est-ce qui me fait me lever le matin en me disant : « Let’s go la grande, tu as une panoplie de projets et de rêves à réaliser! » ? Devenir une meilleure personne. Voilà tout. Et pouvoir inspirer d’autres personnes par la suite. Ce serait fantastique.

J’ai toujours été du type fonceur. Je me souviens, adolescente, je faisais partie de tous les comités étudiants possibles me gardant à l’école jusqu’à 6 ou 7 heures tous les soirs. J’ai toujours voulu m’impliquer, faire partie de la parade. Je faisais mon chemin avec la grande naïveté que tout irait pour le mieux et que rien ne pourrait m’arriver parce que je suis une bonne personne et que je donne toujours mon maximum dans tout ce que j’entreprends.

Rondelette depuis mon enfance, j’ai cumulé les couches de graisse comme une muraille de Chine. Incapable de mettre à nu ma vulnérabilité et ayant trop peur d’être rejetée ou pire ignorée, je me suis lancée à corps perdu ne comptant ni temps, ni énergie. Je voulais que l’on m’aime pour mes talents, pour mon engagement, pour mon sens de l’humour et pour faire oublier ce physique qui n’a jamais correspondu aux standards de la société.

Je refusais de croire que l’on puisse m’aimer pour ce que je dégageais. Je repoussais systématiquement les avances des garçons qui essayaient de me séduire. Je n’y croyais pas. Ils devaient sûrement avoir pris un pari sur moi. N’allez pas croire que je n’ai pas eu de petits amis durant mon adolescence, loin de là. Mais ceux que j’ai eus, j’ai fait les premiers pas, j’ai lancé le jeu de la séduction. J’avais le contrôle. Du moins, c’est ce que j’osais croire.

Puis, grand changement dans ma vie, je suis devenue une Montréalaise d’adoption le temps de mes cours techniques en tourisme. Durant cette période, j’ai appris à me faire davantage confiance et j’ai même perdu beaucoup de poids, au point où je me confondais dans la masse, je ne devenais plus une marginale. J’ai adoré ce sentiment bref, mais intense de plénitude. Je me trouvais belle, pas juste un beau visage ou une belle personnalité. Belle au complet. Mais je ne savais pas comment gérer le regard des garçons. Ma quête d’amour réel s’apparentait à celle des princesses de Disney… J’attendais le Prince Charmant dans toute ma grande naïveté.

Je l’ai trouvé, le temps d’une année. Mon premier vrai grand amour. Et comme pour la plupart des gens, cet amour était voué à l’échec. Il avait vécu des situations difficiles avec une ex. Il était échaudé. Lorsqu’il a rompu, j’étais anéantie. J’avais déjà dessiné de beaux projets d’avenir pour nous deux et le deuil de ces projets m’a fait écouter le disque États d’amour d’Isabelle Boulay en boucle pendant des semaines. Déprime totale. Durant cette même période, j’ai subi une déconfiture professionnelle (pas si grave que cela après plusieurs années de recul, mais sur le moment, avec ma maigre expérience et mon très mauvais penchant pour le perfectionnisme, je me suis mise à douter de mes compétences). Pour couronner le tout (tout ça dans la même semaine), un oncle que j’adorais comme un grand frère est décédé du cancer à seulement 36 ans. J’ai perdu tous mes repères.

Vous pouvez deviner que mes émotions ont goûté bon pendant très longtemps… Trop à gérer pour une fille en manque d’expérience comme moi. J’ai survécu comme un zombie me lançant tête première dans mon stage de fins d’études (pattern qui se répète pour moi!) et quelques semaines plus tard, j’ai rencontré celui qui allait devenir le père de mes enfants. Pauvre lui, il a dû en baver toute une! J’avais tellement peur d’avoir mal que dès que je faisais un pas vers lui, je reculais de deux. Il m’a fallu des semaines avant de lui dire je t’aime et des mois avant d’avoir vraiment confiance.

Nos premières années de couple ont été le théâtre de plusieurs ajustements. Nos premiers appartements, nos études respectives. J’avais décidé d’aller étudier en enseignement au secondaire ne trouvant rien d’intéressant en tourisme. Tout un périple de fuite à bien y repenser… ne sachant pas quoi faire de ma vie et étant effrayée d’entrer sur le marché du travail, j’ai continué ce que je connaissais le mieux au monde: étudier… et dans une profession que j’avais côtoyée depuis ma jeunesse, l’enseignement. Solution facile et rassurante. En plus, j’étais contente d’aller à l’université.

Sachant aujourd’hui ce que je fais, j’aurais dû suivre mon premier instinct et aller en communications, mais j’ai choisi l’option qui plaisait à ma zone de confort, le connu. Il a bien fallu que je me rende à l’évidence que je n’éprouvais aucun plaisir à gérer les classes. Pour enseigner la matière, aucun problème, j’adorais. Mais la gestion de classe, ouache! Ce n’était pas du tout dans mes cordes. Bref, à trente jours de la fin de mon stage, j’ai pris une des meilleures décisions de ma vie. J’ai suivi mon instinct et j’ai tout arrêté. N’ayez crainte!! Je savais que je pourrais combiner tous mes crédits de cours réussis ensemble et que même si je prenais cette décision, j’aurais quand même un diplôme universitaire. Vive les baccalauréats de quatre ans, j’ai donc pu devenir bachelière.

Ce que je me souviens surtout de cette période, ce sont les constantes justifications que je devais aux gens qui me questionnaient. Bien que forte de ma décision, je me suis mise à intégrer tous les commentaires perçus à gauche et à droite et j’ai longtemps douté de ma valeur professionnelle. Après tout, que pouvais-je faire avec un bac multi ?

L’arrivée bénéfique dans ma vie de mes deux enfants m’ont permis un temps de recul et de réflexion sur mes aspirations. Je ne connaissais que le milieu communautaire ayant travaillé dans des maisons de jeunes et dans un carrefour jeunesse-emploi. Lorsqu’un poste de secrétaire a été affiché au centre de femmes de ma ville, j’ai aussitôt posé ma candidature. Mon petit dernier avait alors six mois et je n’avais presque plus de prestations de maternité alors j’ai saisi l’occasion au vol sans trop savoir que mon passage à D’Main de Femmes allaient être le tremplin qui me propulserait où je suis désormais.

Surqualifiée pour le poste, on hésitait à m’engager au départ, par crainte que je ne trouve mieux ailleurs. Et bien j’ai trouvé mieux, mais à l’intérieur des murs de la boîte. De projets en projets, j’ai fini par prendre davantage de responsabilités et de tâches. Je suis devenue agente de projets avec une belle augmentation salariale.

Puis, une brique sur nos têtes. Cancer généralisé de ma belle-maman. Ce fut foudroyant, aucune chance. Moment d’intense peine et surtout immense remise en question sur toute ma vie. La crise de la quarantaine dix ans trop tôt. J’ai pris deux mois de repos pour réfléchir à ce que je m’attendais de la vie et surtout à ce que je pouvais bien faire de la mienne. Depuis plusieurs années, un vide intérieur n’arrivait jamais à être comblé parfaitement. Je sentais que je n’exploitais pas tous mes talents et curieusement, c’est en m’adonnant à un passe-temps découvert pendant ma première grossesse que j’ai repris confiance en moi. Je me suis réapproprié ma créativité grâce au scrapbooking et par la bande, j’ai découvert que j’adorais prendre des photos.

Pendant une nuit d’insomnie, où je me questionnais encore et encore, le flash m’est venu! Pourquoi ne deviendrais-je pas infographe? Je me souviens encore d’avoir passé des heures à faire des recherches sur le web et à imaginer comment je pourrais concilier cours à Montréal, vie familiale et quotidien… sans compter de mon emploi à D’Main de Femmes qui m’attendait avec une équipe et une patronne formidables.

Tout s’est mis en place pour que je puisse accomplir mon projet. Je me suis sentie épaulée, soutenue et cela m’a donné le courage nécessaire pour prendre l’autobus à 5h tous les matins pendant 6 mois… Jusqu’à ce que je réalise que ce que j’étais vraiment allée chercher avec ce retour aux études, c’est ma confiance en moi et en mes aptitudes professionnelles. Forte des apprentissages que j’avais reçus, je suis revenue à D’Main de Femmes en offrant mes nouveaux talents qui ont été accueillis à bras ouverts, en plein moment où les projets en cours avaient besoin d’être mis en page! Quel timing! J’utilisais mes nouveaux apprentissages et je continuais de progresser comme travailleuse.

Comme la mission d’un centre de femmes est d’aider les femmes à prendre du pouvoir sur leur vie, nous avons participé à une longue formation en empowerment qui nous a amenées à changer nos perspectives, nos visions sur le leadership, la prise de pouvoir, tout ça dans une perspective féministe. Un nouveau monde de possibilités s’est ouvert à moi. J’ai commencé à me défaire peu à peu de mes barrières, craintes, peurs et incertitudes et j’ai finalement fait le grand saut. J’ai ouvert mon compte Tupperware. L’ayant fait pendant une année lorsque ma grande était bébé, je savais que l’entreprise allait pouvoir m’aider à atteindre mon nouvel objectif: devenir travailleuse autonome.

Environ six mois après l’ouverture de mon compte, j’ai quitté mon emploi et me suis lancée dans le vide. Ma nouvelle vie professionnelle prenait son essor. Mon objectif: faire de l’infographie, de la photographie et utiliser Tupperware pour arrondir les fins de mois. Rapidement je me suis rendue à l’évidence que Tupperware prenait une plus grande place dans ma vie professionnelle que les deux autres domaines, si bien que peu à peu, il est devenu mon revenu principal avec tous les avantages que ça apporte: auto payée par la compagnie, voyages multiples, récompenses, bijoux, reconnaissances et salaire très intéressant.

J’en suis à une croisée des chemins. En ce début d’année, je mets en place des nouvelles structures pour m’assurer de pouvoir vivre encore très longtemps cette vie sensationnelle. Depuis deux semaines, j’ai ajouté l’entraînement à mon horaire. Très grande victoire pour moi qui n’avait aucun estime personnel dans ce domaine. J’y vais de victoires en victoires et je prends plaisir à découvrir mes produits dans une optique plus santé.

Ce blogue servira à vous partager mes découvertes culinaires santé pour m’aider à me faciliter la vie, à vous parler de mon cheminement de perte de poids qui s’avère un énorme défi (pas de jeu de mots ici!! mais disons que je pars de loin). Je viendrai aussi vous parler de mes découvertes en développement spirituel et personnel. Je prends plaisir à lire énormément sur le sujet depuis un an et j’ai le sentiment que ma vie vient vraiment de prendre son envol.

Je laisse rarement transparaître ma vulnérabilité. Si je me suis livrée aujourd’hui avec tant de candeur, c’est pour vous montrer tous les aspects de ma personnalité. Je suis moi. Simplement moi. Toute moi.

Mon pourquoi aujourd’hui est clair et bien défini. Je souhaite aider les personnes de mon équipe à découvrir et déployer leur potentiel. Au départ, je ne voulais faire le blogue que pour eux. Puis, je me suis dit que ça pourrait être utile à d’autres personnes. Alors je vous présente mon monde, simple, authentique et rempli d’amour.

Bienvenue chez moi!

One Comments

  • Reply

    manon giroux

    mars 21, 2016

    wow quel beau témoignage je te félicite te lire ma fais du bien exprimer sa vulnérabilité c est pas facile a faire mais c est tellement réconfortant et inspirant pour la personne qui vie la même chose et qui te lie être vrai c est la meilleur des choses et avec nos vie qui nous demande de rouler a cent a l heur et d être parfaite être vrai est la la clef du bonheurs et surtout de prendre des moment pour sois merci et lâche pas tu me fais du bien

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