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Devenir une meilleure version de moi-même, pas une mince affaire!

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Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours affiché un surplus de poids. Sauf peut-être durant trois brefs instants où vainqueur de pertes de poids considérables, je me pavanais avec ma fierté et mes frustrations alimentaires, n’ayant pas appris à bien manger, mais plutôt à me priver. Le yo-yo a fait partie prenante de ma vie et ma perception face à la nourriture en était une de récompense plutôt qu’alimentaire. Pour en avoir discuté avec plusieurs personnes de mon entourage, je constate que cette approche résulte en grande partie de la socialisation occidentale. Dès notre plus jeune âge, le réflexe de nos parents était rapidement de nous donner le biberon ou la sucette pour apaiser nos pleurs. Notre subconscient devait assurément associer que pour apaiser notre peine, nos peurs, nos problèmes, il fallait mettre quelque chose dans notre bouche. Même chose pour les joies. Quand on veut fêter quelque chose ou quelqu’un, que fait-on? On boit ou on mange! Évocateur, non?
Je m’appelle Mélanie. J’ai 38 ans et depuis 7 mois, j’ai perdu 82 livres. Bien qu’apparentes physiquement, la plupart de ces livres, je les ai perdues dans ma tête. Il m’a fallu un long processus de réflexion avant d’entamer ce périple vers une meilleure version de moi-même. Combien de livres sur le développement personnels j’ai lus, à combien de conférences et de webinaires sur la motivation j’ai assisté pour enfin me décider de passer à l’action.
Mon parcours n’est peut-être pas si extraordinaire. Plusieurs autres l’ont emprunté. Mais il m’appartient et j’en suis fière. Fière de la version de moi-même que je suis en train de créer, fière de constater les changements physiologiques qui s’opèrent en moi, fière de constater surtout les changements psychologiques qui s’ensuivent.
J’ai mis de côté avec force et détermination cette manie de manger mes émotions. Est-ce une victoire? Je pense que cette bataille se fera tout au long de ma vie, mais mon adversaire sera de moins en moins de taille à force de confiance en moi renouvelée. Mes perceptions face à la nourriture changent.
Je prends enfin le contrôle de ma vie. Je ne veux plus me conformer aux attentes des autres. Je veux être la personne que je suis et non celle imaginée par mes pairs. Rentrer dans le moule de la société? Pas pour moi. Je n’en ai guère envie. Je veux vivre à ma façon, selon mes valeurs et tant pis si ça ne plaît pas. Je n’ai qu’une vie à vivre et j’entends la vivre pleinement.
Ceci dit, il m’arrive encore de me remettre en question. Mes vieux comportements me jouent parfois des tours et dans ces moments de doute, je n’aime pas ce que je suis. Cela me confirme alors que je dois faire des changements.
Ai-je changé de vie du jour au lendemain? Certainement pas. Les changements se sont produits bien avant le début de ma perte de poids. Ayant perdu plusieurs être chers par la maladie, j’ai vite constaté le caractère éphémère de la vie et de l’importance de la vivre à fond. Ces deuils sont ancrés en moi à jamais et m’ont fait prendre conscience que peu importent les choix que nous faisons, ils forgent notre personnalité et notre avenir. Pourquoi alors choisir de suivre une voie empruntée par la majorité? Pour nous rassurer? Pour ne pas avoir à nous remettre en question? Pour faire comme tout le monde et avoir l’impression d’entrer dans la masse? Je refuse de me conformer à cette majorité qui, sur son lit de mort, constate trop tard qu’elle aurait dû suivre la voie de ses rêves et de ses instincts.
Bien sûr que ça me met souvent sur la corde raide, bien sûr que je vis de nombreuses remises en question. Bien sûr que mes émotions sont mises à rude épreuve. Mais la preuve en est solide, j’évolue, j’avance au lieu de stagner au même point. J’en sors grandie et fière de mes accomplissements. Ma confiance en l’avenir est immense. Il me reste tant à faire, tant de choses à découvrir, tant de vies à aider.
Mon vœu le plus cher est de partager toutes ces découvertes faites depuis les dernières années avec ceux et celles qui auront aussi envie d’avancer et d’évoluer. Se mettre en danger, se lancer sans filet, n’est-ce pas une sensation grisante? Il y aura bien au passage quelques ajustements et recadrages, mais au final, qui n’aimerait pas se rendre au bout et se dire : « Voilà! J’ai fait tout ce que j’ai voulu, j’ai aimé, j’ai vu, j’ai appris tant de choses et j’ai partagé du mieux que j’ai pu toutes les beautés de la vie. Je suis prête pour la prochaine étape. »
Vivre sa vie comme si c’était toujours la dernière journée. Quel concept effrayant au départ mais chargé de sens. Pourquoi attendre d’avoir vu la mort de près ou celle d’un proche avant de décider d’apprécier chaque parcelle de vie? Vivons-la à fond et ne regrettons rien.

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